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25/05/2011

Mon ABC de l'écriture !

Voici donc le fameux ABC de l'écriture. Pour les lettres difficiles, je n'ai rien trouvé de pertinent : je laisse au soin de chacun (au cas où quelqu'un reprendrait cet alphabet) de les traiter comme il ou elle le souhaite. 

Voici donc l'accroche :

Décrire en quelques lignes ce qu'évoque chez l'écrivain que vous êtes chacun de ces mots. 

Pour K, W, X, Y et Z, traitez-les comme vous en avez envie.

Auteur

Brouillon

Crayon

Dialogue

Edition

Feuille

Grammaire

Histoire

Imagination

Jargon

K

Lecteur

Muse

Nouvelle

Orthographe

Personnage

Qualité

Roman

Style

Temps

Univers

Vocabulaire

X

Y

Z

25/04/2011

Poe... ou prou

Le choix de mes lectures manque de véritable logique et se trouve le plus souvent dicté par ce que contient ma tablette tactile. C'est ainsi que je suis (re)tombée sur Ligeia, l'un des plus célèbres contes fantastiques d'Edgar Poe, daté de 1838. Cette nouvelle connaît une telle célébrité qu'il ne reste sans doute plus grand chose à dire d'original sur la question.

Ma première lecture des oeuvres de Poe remonte à l'adolescence : on m'avait remis les Histoires extraordinaires avec prudence, en m'avertissant qu'il s'agissait de la quintessence de l'horreur. Je me souviens ne pas avoir été jusqu'au bout... non par malaise, mais par lassitude. Il y avait quelque chose d'étrangement répétitif, de dramatiquement simpliste dans ces récits qui malgré toute l'ambiance que l'auteur parvenait à insuffler, me semblaient manquer quelque peu de chair sur les os, dès que les premières impressions commençaient à s'effacer.

200px-Ligeia-Clarke.jpgLa relecture de Ligeia m'a un peu confortée dans cette idée : certes, avec plus de recul, je me découvre plus de sensibilité pour les références littéraires (la dualité "scottienne" entre la brune cabbaliste rhénane Ligeia et la blonde jeune fille de bonne famille nommée... Rowena) et l'aspect lié au délire opiomane du narrateur me semble plus évident. Enfin, une lecture en version originale permet de prendre une meilleure mesure du style de l'auteur : en bref, de lire du Poe et pas du Baudelaire. 

Pour ma part (et je semble suivre en cela certains critiques "sérieux" de l'oeuvre), je ne peux m'empêcher de remettre en cause l'existence même de Ligeia. Son nom n'est-il pas celle d'une sirène grècque de l'antiquité... filles des muses ? Le narrateur a tout oublié du nom de famille de Ligeia et des circonstance de leur rencontre ; même son apparence à quelque chose qui, en quelque sorte, défie la carnalité. 

Muse illusoire dont la présence, puis l'absence et enfin l'étrange retour envahit toute la réalité du narrateur ? L'absence de réconfort, de conclusion marquée, de perénnité de l'image finale évoque une fois encore vers une plongée dans le délire. 

Le soucis, c'est que j'ai un peu l'impression qu'une partie des récits fantastiques de Poe répond à un schéma similaire, en équilibre précaire entre une réalité surnaturelle et un gouffre d'illusion et de folie. Il faudra que je tente de me familiariser avec ses écrits moins connus, en espérant pouvoir en trouver un qui m'offrira un regard réellement neuf.

A télécharger en format epub sur ePubBooks.

27/03/2011

Irrécupérable (et) bêcheuse

Récemment, en tapant un commentaire sur un forum, je suis revenue sur mes pas pour effacer une portion de texte.

"Ma plus grosse frayeur de lectrice, c'était un Jules Verne, quand j'avais 6 ans : je lisais 20000 lieues sous les mers et..."

Non.

Décidément, non.

10 ans, ça passe. 8 ans, tout juste. 6 ans, ça fait définitivement : "Je me vante de ma précocité de lectrice".

D'un autre côté, ce n'est pas non plus exceptionnel. Certains enfants lisent dès l'âge de 3 ans. Certains monstres géniaux, dès l'âge de 2 ans. Je n'ai dans mon CV qu'un misérable 4 ans. Et mon cher et tendre, avec ses 5 ans, tombe dans la banalité la plus totale. Peu importe le fait que dès cet âge tendre, nous ayons été des lecteurs compulsifs, le nez contemment plongé dans un bouquin.

Parce qu'au final, cela ne change pas grand chose dans la "qualité" du lecteur. Vous ne me verrez pas souvent le nez dans la "grande" littérature, je n'éprouve aucun plaisir à nouer mon cerveau en petits scoubidous sur des oeuvres dont je respecte la qualité mais que je trouve profondément ennuyeuses.

Quand j'essaie de suivre les tags "littérature" ou "écriture" de Haut et Fort, je suis souvent effarée devant l'intellectualisme de ce que je découvre. Je me dis que si les auteurs de ces notes de haut vol font de même et tombent sur mon magma infantile et mâtiné de culture populaire, ils plisseront le nez en reniflant dédaigneusement.

Ils penseront sans doute que je suis une adolescente - ou une jeune adulte un peu atardée. Mais s'ils découvrent que je suis une femme mûre, mère de famille, dotée d'un haut niveau d'étude, ils vont passer du mépris à l'horreur... ou à la pitié.

:)

(Ce qui me plaît.)

Il y a un autre détail qui fait que je ne serai jamais une digne membre de ce cénacle : je n'ai jamais éprouvé le besoin de remplir mon blog de citations (du moins, si ce n'est pas pour disserter ou appuyer une affirmation, ou fournir les paroles d'une chanson, ou expliquer d'où me vient une inspiration précise). Remplir mes pages avec la prose d'autrui, sous prétexte qu'il/elle écrit bien mieux que moi, sans façon. Je préfère assumer mon propre verbe, même s'il est médiocre.

Je n'ai jamais vécu par procuration, ce n'est pas aujourd'jui que je vais commencer !

24/03/2011

Question 8

08. Papier-stylo ou Word-clavier ?

J’avais déjà abordé cette question sur le forum des Werewolf Studios ainsi que sur la Cantilène de Milathéa, mais je vais tenter d’adapter ma réponse sans trop copier-coller.

Ecrire à la main a toujours pour moi présenté une grande pesanteur : non seulement, parce que ce n’était pas assez rapide (mon cerveau a toujours eu tendance à aller plus vite que ma main), mais aussi parce que le texte se trouvait truffé de ratures et de corrections qui au bout d’un moment noyaient le fil de mon récit. J’ai pourtant tout essayé : des crayons, des stylos plumes (avec effaceurs), des stylos feutres, une vieille Underwood puis une machine électrique…

Au début des années 90, le traitement de texte m’a libérée de tout cela ! Depuis, je reste une fidèle du Word-clavier – ou plutôt, du Open Office-clavier. Ca n’a pas été miraculeux (je ne suis pas devenue en l’espace de quelques mois la romancière féconde que je fantasmais d’être), mais il y a eu un progrès évident !

Cela dit, depuis quelques temps, je reviens parfois aux fondamentaux : le bloc à petits carreaux et le stylo-mine, crayons à papier, voire stylos de couleurs acidulées et à encre pailletée… Ce qui le permet d’avancer dans les grandes surfaces, les salles d’attentes, les rangs des chorales, sur les quais de RER, les sièges de voiture... Même quand mon inspiration est en berne, ma page semble moins blanche que si j'attaquais directement celle de mon traitement de texte. Ce n'est qu'un premier jet, que je retape dès que j'en ai l'occasion, parfois même sans vraiment regarder le texte d'origine.

Pour voir les questions

05/03/2011

Un péché... parmi tant d'autres

A ceux pour qui Littérature prend un encombrant L majuscule, je réserve d'ores et déjà... mon indifférence le plus totale. 

Je l'avoue, je suis devenue fan de fanfiction voilà un an et demi environ. J'en ai assimilé les codes, le vocabulaire, les particularismes. Qui m'ont d'ailleurs baucoup appris.

L'un des sites que je fréquente le plus est le "NFA Community", "NCIS Fanfiction Addiction Community", autour de la série policière bien connue de ceux qui n'estiment pas 1 - qu'avoir une télévision risque de les nimber d'une aura noirâtre aux yeux de leurs pairs intellectualistes, 2 - que regarder des séries américaines pour des raisons de pure détente va faire fondre leurs précieux neurones qui doivent être d'ailleurs singulièrement fragiles. (D'accord, j'avais promis de ne pas être peste sur ce blog, mais il y  a des limites). 

Le site de la NFA regroupe des auteurs souvent doués, parfois authentiquement talentueux, voire exceptionnels pour quelques uns... et en immense majorité (si ce n'est en totalité) féminins. En passant, aux Etats-Unis et par extension dans les pays anglo-saxons et assimilés, la fanfic n'est pas forcément le domaine des ado boutonneux en crise de fantasmes aigus, mais se trouve largement pratiquée par des personnes plus âgées (en particulier des mères de famille et des femmes actives). Certaines montrent une véritable culture littéraire. 

Il n'y a qu'en France le milieu que est réduit à une portion congrue et clichéique. Mais il n'y a aussi qu'en France que la notion d'"amateurisme" revêt un tel potentiel négatif. 

La NFA refera sans doute quelques apparitions sur ce blog, quand des histoires retiendront particulièrement mon attention.

 

Littérature, lecture, fanfiction, NCIS