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24/05/2011

Un petit retour !

Non, je n 'ai pas oublié ce blog. C'est juste la vie qui, elle, ne m'a pas oubliée. C'est un peu de ma faute, aussi. Si je ne la remplissais pas jusqu'à rabord d'une montagne de choses, je serai plus libre !

Entre le GN des 14- 15 mai, les deux concerts du 22 mai (je vous raconterai tout, promis !), et tout ce qui m'attend encore au tournant, même le sommeil est un luxe.

J'ai tout de même réussi à publier un nouveau chapitre de Paradis XXIV ! Le chapitre "dont il ne faut pas prononcer le nom". Griffouillé sur mon carnet, en rose/cyan/violet/vert pâle. Sur Paradis, sur Le Premier Cercle... Entre autres choses.

Et puis, comme le mème me manque un peu, j'ai décidé de créer mon propre petit jeu : mon Alphabet de l'Ecriture. A bientôt pour l'article de lancement !

25/04/2011

Poe... ou prou

Le choix de mes lectures manque de véritable logique et se trouve le plus souvent dicté par ce que contient ma tablette tactile. C'est ainsi que je suis (re)tombée sur Ligeia, l'un des plus célèbres contes fantastiques d'Edgar Poe, daté de 1838. Cette nouvelle connaît une telle célébrité qu'il ne reste sans doute plus grand chose à dire d'original sur la question.

Ma première lecture des oeuvres de Poe remonte à l'adolescence : on m'avait remis les Histoires extraordinaires avec prudence, en m'avertissant qu'il s'agissait de la quintessence de l'horreur. Je me souviens ne pas avoir été jusqu'au bout... non par malaise, mais par lassitude. Il y avait quelque chose d'étrangement répétitif, de dramatiquement simpliste dans ces récits qui malgré toute l'ambiance que l'auteur parvenait à insuffler, me semblaient manquer quelque peu de chair sur les os, dès que les premières impressions commençaient à s'effacer.

200px-Ligeia-Clarke.jpgLa relecture de Ligeia m'a un peu confortée dans cette idée : certes, avec plus de recul, je me découvre plus de sensibilité pour les références littéraires (la dualité "scottienne" entre la brune cabbaliste rhénane Ligeia et la blonde jeune fille de bonne famille nommée... Rowena) et l'aspect lié au délire opiomane du narrateur me semble plus évident. Enfin, une lecture en version originale permet de prendre une meilleure mesure du style de l'auteur : en bref, de lire du Poe et pas du Baudelaire. 

Pour ma part (et je semble suivre en cela certains critiques "sérieux" de l'oeuvre), je ne peux m'empêcher de remettre en cause l'existence même de Ligeia. Son nom n'est-il pas celle d'une sirène grècque de l'antiquité... filles des muses ? Le narrateur a tout oublié du nom de famille de Ligeia et des circonstance de leur rencontre ; même son apparence à quelque chose qui, en quelque sorte, défie la carnalité. 

Muse illusoire dont la présence, puis l'absence et enfin l'étrange retour envahit toute la réalité du narrateur ? L'absence de réconfort, de conclusion marquée, de perénnité de l'image finale évoque une fois encore vers une plongée dans le délire. 

Le soucis, c'est que j'ai un peu l'impression qu'une partie des récits fantastiques de Poe répond à un schéma similaire, en équilibre précaire entre une réalité surnaturelle et un gouffre d'illusion et de folie. Il faudra que je tente de me familiariser avec ses écrits moins connus, en espérant pouvoir en trouver un qui m'offrira un regard réellement neuf.

A télécharger en format epub sur ePubBooks.

13/04/2011

J'ai fait le plein !

... de la liseuse. Je rencontre pas mal de difficultés avec ma nouvelle carte mémoire qui semble un peu défaillante, mais tant pis ! Peut-être la réinstallation du programme de lecture Aldiko et l'allègement du disque dur finira-t-il par résoudre les problèmes.

Je ne dis pas que je lirai tout ce qui figure sur ma carte, mais au moins je les aurai sous la main !

Je préviens : que du vieux, issus des innombrables étagères de Project Gutenberg.

J'ai enfin craqué... Depuis le temps que je vois un peu partout autour de moi et dans mes pérégrinations du web des admirateurs béats de sa prose, il fallait bien que Jane Austen entre dans mon programme ! J'ai donc téléchargé :

  • Pride and prejudice
  • Emma
  • Sense ans sensibility
  • Mansflied Park

Je suis tombée, un peu par hasard, sur les oeuvres de l'écrivain de "mystères" Frank L. Packard. Le titre des "Portes de la nuit" m'a interpelé...

  • The Adventures of Jimmie Dale
  • The Further Adventures of Jimmie Dale
  • Doors of the Night

 Histoire de revenir à mes vieilles amours, j'ai craqué pour trois James Oliver Curwood :

  • Alaska
  • Honor of the Big Snows
  • Philip Steele of the Royal Northwest mounted Police

(Quelle fille ne fantasme pas sur les "Mounties", mmm ?)

J'ai découvert un écrivain "de marine", Frederick Marryat ! Voilà de quoi me donner une belle inspiration pour le Premier Cercle...

  • The Phantom Ship
  • Pirate
  • The King's Own

En français, enfin, j'ai trouvé une petite curiosité d'Emile Agnel :

  • Curiosités judiciaires et historiques du moyen âge. Procès contre les animaux 

Et enfin, les récits d'aventures d'Alfred Assollant ! Je sens que je vais aimer !!

  • Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, première et deuxième partie

C'est tout pour aujourd'hui. Je reconnais ma boulimie, mais elle n'est due qu'à mon esprit curieux (ahem...)

27/03/2011

Irrécupérable (et) bêcheuse

Récemment, en tapant un commentaire sur un forum, je suis revenue sur mes pas pour effacer une portion de texte.

"Ma plus grosse frayeur de lectrice, c'était un Jules Verne, quand j'avais 6 ans : je lisais 20000 lieues sous les mers et..."

Non.

Décidément, non.

10 ans, ça passe. 8 ans, tout juste. 6 ans, ça fait définitivement : "Je me vante de ma précocité de lectrice".

D'un autre côté, ce n'est pas non plus exceptionnel. Certains enfants lisent dès l'âge de 3 ans. Certains monstres géniaux, dès l'âge de 2 ans. Je n'ai dans mon CV qu'un misérable 4 ans. Et mon cher et tendre, avec ses 5 ans, tombe dans la banalité la plus totale. Peu importe le fait que dès cet âge tendre, nous ayons été des lecteurs compulsifs, le nez contemment plongé dans un bouquin.

Parce qu'au final, cela ne change pas grand chose dans la "qualité" du lecteur. Vous ne me verrez pas souvent le nez dans la "grande" littérature, je n'éprouve aucun plaisir à nouer mon cerveau en petits scoubidous sur des oeuvres dont je respecte la qualité mais que je trouve profondément ennuyeuses.

Quand j'essaie de suivre les tags "littérature" ou "écriture" de Haut et Fort, je suis souvent effarée devant l'intellectualisme de ce que je découvre. Je me dis que si les auteurs de ces notes de haut vol font de même et tombent sur mon magma infantile et mâtiné de culture populaire, ils plisseront le nez en reniflant dédaigneusement.

Ils penseront sans doute que je suis une adolescente - ou une jeune adulte un peu atardée. Mais s'ils découvrent que je suis une femme mûre, mère de famille, dotée d'un haut niveau d'étude, ils vont passer du mépris à l'horreur... ou à la pitié.

:)

(Ce qui me plaît.)

Il y a un autre détail qui fait que je ne serai jamais une digne membre de ce cénacle : je n'ai jamais éprouvé le besoin de remplir mon blog de citations (du moins, si ce n'est pas pour disserter ou appuyer une affirmation, ou fournir les paroles d'une chanson, ou expliquer d'où me vient une inspiration précise). Remplir mes pages avec la prose d'autrui, sous prétexte qu'il/elle écrit bien mieux que moi, sans façon. Je préfère assumer mon propre verbe, même s'il est médiocre.

Je n'ai jamais vécu par procuration, ce n'est pas aujourd'jui que je vais commencer !

24/03/2011

Un peu de testostérone, SVP...

Mesdames et mesdemoiselles et messieurs les écrivain(e)s amateur/trices, j'ai une petite requête à vous soumettre.

Donnez-nous des héros masculins !

Ce n'est pas que je n'apprécie pas de suivre les aventures de charmantes demoiselles, mais j'avoue m'attacher un peu plus au sexe opposé.

Quand je parcours les textes des écrivains amateurs sur les sites que je fréquente ou/et où je publie, je remarque une majorité écrasante d'oeuvres qui mettent en scène des héroïnes. Je me sens presque anormale, avec mes garçons en vedette  ! Bien sûr, l'un des premiers personnages que j'ai créé était féminin (et je n'en parlerai pas plus avant, ce n'était pas bien glorieux !), mais je me suis toujours sentie plus proche des personnages masculins .

Sans doute parce que je vis une histoire d'amour avec eux...

Cependant, je donne assez peu dans la testostérone triomphante : mes personnages ont toujours une sensibilité, et/ou des faiblesses ou des défauts. Mes héros sont souvent de jeunes hommes assez talentueux mais avec peu de reconnaissance réelle ou de confiance en eux.

Pour tout avouer, je me suis toujours assez peu reconnue dans les individus féminins autour de moi.  De fait, j'ai souvent quelques difficultés à créer des personnages de femmes intéressants ou crédibles, à leur donner des rôles leader (en fait, on ne peut pas dire que je parvienne à créer une véritable parité...) mais je pense que ça s'arrange tout doucement.

Donc je ne suis pas un cas désespéré...

Prouvez-moi qu'inversement, vous ne l'êtes pas non plus ! ;)