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28/04/2011

Culture pub et exotisme

Certains d'entre vous se souviennent sans doute du "sculpteur", une pub fabuleuse pour la Peugeot 206, avec ce jeune Indien qui ne manquait pas de suite dans les idées pour arriver à ses fins ! 




Si comme moi, vous avez toujours été frustrés de n'entendre que le début de la chanson de fin, il s'agit de Husan par Raja Mushtaq, qui a été plus tard remixée par les Bhangra Knights (DJ britanniques). On trouve ce remix assez facilement en ligne :

 


Je ne sais pas si c'est sensé expliquer l'obsession du protagoniste pour les voitures et surtout l'étrange mouvement de tête (un peu comme une poule qui picore) du héros et ses copains dans la scène de fin.

Pour ceux qui se demanderaient ce qu'est exactement le bhangra, il existe un petit article sur Wikipedia. Comme quoi, même une pub peut conduire à s'instruire... 

26/04/2011

Petite impertinence citationniste...

Paradoxe de l'arroseur arrosé (avec ma personne dans le rôle titre) : connaissez-vous cette citation de Somerset Maughan ? 

« La faculté de citer est un substitut commode à l’intelligence. »

Les citations de Maughan ont souvent quelque chose de jubilatoire dans le caustique. Comme le Dictionnaire du Diable d'Ambrose Bierce (il faudra que je vous en cause un jour...) en un poil moins décapant.

Pour ma part, je ne pense pas que l'abus de citations soit tant la preuve d'un déficit dintelligence, que celle d'une sorte de paresse intellectelle touchant les centres de la réflexion et de l'imagination. 

Je dois avouer que je ne suis pas opposée à l'emploi des citations pour étayer certains de mes arguments lors d'une démonstration - parce qu'il y aura toujours des gens qui exprimeront mieux que moi ce que je pense ! Mais je ne laisserai jamais une citation - ou un autre écrivain, mort ou vivant - penser à ma place. Même si cela fait de moi quelqu'un d'immensément prétentieux... 

Personne n'est parfait ! 

 

25/04/2011

Poe... ou prou

Le choix de mes lectures manque de véritable logique et se trouve le plus souvent dicté par ce que contient ma tablette tactile. C'est ainsi que je suis (re)tombée sur Ligeia, l'un des plus célèbres contes fantastiques d'Edgar Poe, daté de 1838. Cette nouvelle connaît une telle célébrité qu'il ne reste sans doute plus grand chose à dire d'original sur la question.

Ma première lecture des oeuvres de Poe remonte à l'adolescence : on m'avait remis les Histoires extraordinaires avec prudence, en m'avertissant qu'il s'agissait de la quintessence de l'horreur. Je me souviens ne pas avoir été jusqu'au bout... non par malaise, mais par lassitude. Il y avait quelque chose d'étrangement répétitif, de dramatiquement simpliste dans ces récits qui malgré toute l'ambiance que l'auteur parvenait à insuffler, me semblaient manquer quelque peu de chair sur les os, dès que les premières impressions commençaient à s'effacer.

200px-Ligeia-Clarke.jpgLa relecture de Ligeia m'a un peu confortée dans cette idée : certes, avec plus de recul, je me découvre plus de sensibilité pour les références littéraires (la dualité "scottienne" entre la brune cabbaliste rhénane Ligeia et la blonde jeune fille de bonne famille nommée... Rowena) et l'aspect lié au délire opiomane du narrateur me semble plus évident. Enfin, une lecture en version originale permet de prendre une meilleure mesure du style de l'auteur : en bref, de lire du Poe et pas du Baudelaire. 

Pour ma part (et je semble suivre en cela certains critiques "sérieux" de l'oeuvre), je ne peux m'empêcher de remettre en cause l'existence même de Ligeia. Son nom n'est-il pas celle d'une sirène grècque de l'antiquité... filles des muses ? Le narrateur a tout oublié du nom de famille de Ligeia et des circonstance de leur rencontre ; même son apparence à quelque chose qui, en quelque sorte, défie la carnalité. 

Muse illusoire dont la présence, puis l'absence et enfin l'étrange retour envahit toute la réalité du narrateur ? L'absence de réconfort, de conclusion marquée, de perénnité de l'image finale évoque une fois encore vers une plongée dans le délire. 

Le soucis, c'est que j'ai un peu l'impression qu'une partie des récits fantastiques de Poe répond à un schéma similaire, en équilibre précaire entre une réalité surnaturelle et un gouffre d'illusion et de folie. Il faudra que je tente de me familiariser avec ses écrits moins connus, en espérant pouvoir en trouver un qui m'offrira un regard réellement neuf.

A télécharger en format epub sur ePubBooks.

24/04/2011

Interlude

Après la fin du mème sur l'écriture, je me suis trouvée un peu dépourvue : il me faut soudain trouver des choses à écrire ! Tâche insurmontable quand l'attention que je porte aux choses ne semble pouvoir dépasser trois secondes (et que personne ne me parle de poisson rouge, il a été prouvé que leur mémoire pouvait atteindre plus de trois semaines...) Ou que tout sujet digne d'intérêt demande trois bonnes heures de rédaction !

Tout le paradoxe du blog, c'est qu'on le crée au départ pour s'exprimer mais que rapidement, on est obligé de s'exprimer uniquement pour le remplir. 

16/04/2011

Brainstorming sensoriel

Par l'intermédiaire de son fil Twitter, le forum Steampuk-fr a fait passer la remarque suivante :

Imaginons un monde steampunk à travers nos sens : quels sons, quelles effluves?... Tout un univers sensoriel à réinventer !

Ce qui m'a conduite à réfléchir. Plus je m'investis dans le visuel d'un univers, plus je tends à oublier qu'il n'est pas le seul élément qui puisse le définir ! Je pense être assez attentive à ces aspects dans Paradis XXIV et le Premier Cercle, mais pour Les Trois Empires, j'ai tant travaillé l'image que le reste est passé au second plan.

Un Skif doit forcément dégager des odeurs : celle de la fumée de charbon (que nous avons presque oubliée !), du métal et peut-être celle qu'il ramène du Nebel ? Le Nebel a-t-il une odeur, d'ailleurs ? J'imagine que ce doit être le cas !

Et puis, aux pieds d'une Ilande, il doit y avoir le parfum de la mer. Plutôt une mer polluée, souillée, comme dans un port industriel. La puanteur des usines, bien sûr. Et celle d'une ville en déclin : rouille et bois décomposé... Non, Silberleut ne doit pas sentir comme un bouquet de fleurs !

Quant aux sons, il y a la cloche de l'arrivée, certes, mais aussi les rumeurs industrielles, le ressac permanent, les hélices des Skifs... Il va falloir que je tisse toutes ces sensations dans la suite de l'Héritage

Et tant pis pour les "anti-descriptions" : qu'ils passent leur route et laissent les mots tisser un canevas de toutes les teintes, aux fils entremêlés de bruits et d'odeurs...