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13/06/2011

J comme Jargon (ABC de l'écriture)

Après un petit passage à vide, je reprends mon petit abécédaire de l'écriture, avec un mot amusant : "jargon". 

Par le mot jargon, je ne désigne pas un hypotétique patois - je suis assez mauvaise dans l'art de créer des dialectes - mais plutôt le vocabulaire propre à une passion, un métier. 

Dans la vie, j'en connais peu : celui des archivistes, vaguement... par contre, quand je me promène dans mes univers, je ne peux m'empêcher de créer toute une foule d'expressions spécifiques... Dans Paradis XXIV, les runners (ou trafiquants), les comptechs (techniciens informatiques cybernétisés), le travlers (ou voyageurs de l'espace) possèdent le leur. Pour le plus grand malheur du lecteur.

Sans oublier toutes ces réalités futures qu'il faut désigner. 

Bref... au final, des index, des notes de bas de pages, des index - ou la technique dite du "bébé nageur" : le lecteur se débrouille tout seul, comme un grand !

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09/06/2011

Mode "Poète maudit" on !

Ca y est, c'est officiel, je suis en train de passer en mode "poète maudit". Rejetée, oubliée, méprisée. 

L'inspiration va plutôt bien, les projets avancent, pas forcément très vite... mais je ne suis pas échouée dans un coin en manque total d'inspiration. Simplement, je retombe dans mes vieux travers de victimisation aiguë : je pense qu'on ne me lit pas. Du moins pas assez. 

Il y a un peu de défaitisme et de dramatisation dans ce sentiment : j'ai des lecteurs, plutôt fidèles d'ailleurs, et le plus souvent très positifs dans leurs retours. Mais j'ai souvent le sentiment d'effayer le chalant avec mes univers mégalomanes et inclassables et mes chapitres de vingts pages.

Pas le genre de choses sur lesquelles les gens vont se jeter pour un marathon de lecture. Et je les comprends. Je tends la perche pour me faire battre, avec mes idées baroques... Je creuse ma propre tombe. Bref, les métaphores ne manquent pas pour définir ma propre responsabilité dans le Schmilblick.

Peut-être est-il naturel pour un auteur de ressentir de temps à autre cette solitude essentielle pour, une fois dans sa vie, se prendre pour un artiste. Surtout incompris...

08/06/2011

I comme Imagination (ABC de l'écriture)

On a longtemps considéré que j'en avais un peu trop. Sauf quand on me demandait d'en avoir... Je n'ai jamais été très douée pour les exercices imposés. Il faut dire que l'imaginaire vu par le monde scolaire... je préfère ne pas m'étendre sur la question.

La vérité, c'est que j'ai toujours pensé que je n'avais pas tant d'imagination : mais une bonne mémoire et une capacité de synthèse, qui me permet - parfois - de mêler des idées préexistantes et d'en sortir quelque chose de vaguement nouveau. Vaguement. Un peu comme les gens qui sont réputés avoir de l'esprit !

L'autre volet de l'imagination, c'est la faculté d'adaptation, qui permet de changer tous ses référentiels et d'évoluer dans des univers qui n'ont pas pas besoin de coller en tout point au nôtre. C'est cette faculté qui permet de s'aventurer dans la littérature de l'imaginaire, que ce soit comme lecteur ou comme auteur. Ni plus ni moins. 

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02/06/2011

La Fontaine des Caraïbes (ou quelque chose de ce genre...)

Ecrire des critiques de film, ce n'est pas tellement différent des articles politiques : on parle de la même chose que tout le monde, en considérant que son avis personnel est important, et qu'on peut subtilement influencer autrui parce que cet avis est forcément des plus éclairés puisque c'est le nôtre. Mais passons... 

Le synopsis officiel pour commencer :

Pirates-des-Caraïbes-la-Fontaine-de-Jouvence.jpg

Dans cette histoire pleine d’action, où vérité, trahison, jeunesse éternelle et mort forment un cocktail explosif, le capitaine Jack Sparrow retrouve une femme qu’il a connue autrefois. Leurs liens sont-ils faits d’amour ou cette femme n’est-elle qu’une aventurière sans scrupules qui cherche à l’utiliser pour découvrir la légendaire Fontaine de Jouvence ? Lorsqu’elle l’oblige à embarquer à bord du Queen Anne’s Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire, Jack ne sait plus ce qu’il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé…

Il ne faut pas s’attendre à un chef d’œuvre ou à une grande claque dans la figure, comme pour le premier opus, mais si l'on est pas trop exigent ou intellectualiste coincé, c’est un agréable moment de cinéma familial, sans temps mort, où le fantastique ne se fait pas trop envahissant (voire trop discret peut être...) L’histoire suit de manière jouissive le chassé-croisé entre pirates, britanniques et espagnols pour trouver la fameuse fontaine. 

L'intrigue principale a été inspirée, une fois n'est pas coutume, pas un ouvrage historico-fantastique de Tim Powers, On stranger tides (tragiquement traduit en français par Sur des mers plus ignorées). je ne saurais dire ce que  cette "inspiration" apporte au film, mais cela m'a donné envie de lire cet ouvrage.

A niveau visuel, le film commence à Londres plutôt qu’à Tortuga ou dans les Caraïbes, ce qui offre un contraste nouveau et rafraîchissant. Les décors finaux sont superbes. J’ai trouvé le Queen Anne’s Revenge, le bateau de Barbe-Noire, superbe mais un peu forcé sur le « macabre » - dans le style : prenez le Hollandais Volant, remplacez le thème « poissonnerie » par «vaudou, sang et squelettes »... Je n’ai pas été non plus conquise par la musique : beaucoup de remplois du 1 et du 2, juste un nouveau thème pour Barbe Noire, qui n'est hélas pas inoubliable, et une ambiance sonore planante pour les sirènes qui se transforme progressivement en une mélodie violente aux accents menaçants. La nouveauté réside dans les thèmes espagnols à la guitare de Rodrigo et Gabriela mais s'ils trouvent leur place dans l'ambiance sonores, ils deviennent assez lassants à l'écoute...

Les bons points du film résident principalement dans les personnages :

Jack Sparrow tout d'abord ! Johnny Depp est revenu à un jeu un peu plus sobre. On retrouve un Jack proche de celui du premier opus, qu’on est libre d’apprécier (parce que dans Jusqu'au bout du monde, il devenait si envahissant de cabotinage qu'on regrettait presque que le kraken ne l’ait pas tout simplement digéré…). Et il y a assez de fortes personnalités autour de lui pour ne pas le laisser piquer la vedette à tous les autres. 

Joshamee Gibbs et ses magnifiques rouflaquettes… un personnage attachant d’ « honnête pirate » ! 

Angelina: une présence féminine d’une rare énergie, capable de tenir tête à jack, voire de lui voler la vedette, un personnage qui allie beaucoup de force et une touche de faiblesse qui la rend plus humaine.

Hector Barbossa : sans doute le personnage qui rafle le pactole ! Doté à présent d’une jambe de bois, devenu « corsaire de sa majesté » mais toujours ce pirate grandiose, impitoyable et cynique que l’on ne parvient pas à totalement détester. Les moments qu’il partage à l’écran avec Jack sont parmi les meilleurs du film. Plus que jamais, Geoffrey Rush est prodigieux de présence et de charisme. 

Au niveau du « peut mieux faire » (et attention ici aux légers spoilers) : 

Barbe Noire, plus vieux renard amoral que le pirate maléfique et charismatique qu’on nous annonçait. L’acteur n’habite pas réellement le rôle, ce qui est dommage car une telle figure aurait dû s’imposer bien au-delà de sa première apparition...

L’histoire d’amour entre le pasteur – un peu trop falot sans doute – et la sirène : par son côté à peine ébauché et son intégration un peu chaotique dans le récit. Le nom de « Sirèna » a fait glousser toute la salle !

Mais enfin, je peux considérer que ma visite biannuelle au cinéma n'a pas été perdue... 

H comme Histoire (ABC de l'écriture)

Histoire, cela veut dire beaucoup de chose.

Tout d'abord, le récit. Le fil. La trame. Capitale pour moi : l'écrivain de fiction doit avant tout être un conteur, c'est toute la noblesse de sa vocation. Libre à lui ensuite de se perdre en figures de style, mais le texte qui se résume au jeu de mot ou à la figure de style ne saurait être qu'un vague divertissement, même s'il est brillant.

Ensuite, il y a l'Histoire, avec un H majuscule. Compte tenu de ma formation, j’aurais pu choisir d’écrire des romans historiques, mais la crainte de faire des erreurs m'a toujours retenue... je préfère créer mes propres mondes, avec leur propre histoire. Ou bien me concentrer sur une histoire du futur.

Pas la peine d'en faire toute une histoire !

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