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12/07/2011

L comme Lecteur (ABC de l'écriture)

Mon meilleur ennemi. Mon pire ami. Celui dont je suis atrocement dépendant et qui peut, d'un seul mot, me détruire ou me sublimer. Il m'arrive d'infléchir mon récit pour lui plaire. 

Il brille souvent par sa rareté. Semble plus attiré par la prose des autres que par la mienne, et plus prolixe quand il s'agit de juger les oeuvres des tiers. 

Mais en fait, ce que je veux vraiment, c'est avoir des personnes avec qui partager les mondes qui encombrent ma tête. Le plus grand nombre possible...

09/07/2011

Double tranchant

Il se passe rarement une semaine sans que je me demande si, dans le fond, j'ai vraiment l'étoffe d'un écrivain. Pas au niveau de l'art, plutôt au niveau de la force requise. Je ne parle pas de la page blanche, ou du découragement chronique... mais de ma capacité à assumer l'exercice en solitaire.

Certes, il fut un temps où j'écrivais sans le moindre espoir d'être lue. Après avoir essuyé la semi-déception du web (se faire connaître est long, lent, et il ne faut pas compter sur les copains pour lire par pure bonté d'âme...), j'ai découvert que publier dans une communauté d'auteurs permettait d'avoir des retours à plus ou moins long terme. Ou, à défaut, des félicitations, des encouragements.

Néanmoins, cet exercice est à double tranchant. Car l'attention dont on fait l'objet devient une drogue. Aussi, si d'aventure on publie sur le web dans une démarche individuelle, ou dans un milieu moins attentif, on retombe dans les affres tragico-mélancoliques de l'auteur méconnu et ignoré. 

Suis-je à ce point dépendante du regard des autres ? L'idée est inquiétante. J'aimais à me voir comme quelqu'un d'indépendant. Il faut croire que mon besoin de reconnaissance, même s'il n'a guère atteint un niveau pathologique, demeure endémique... ou juste que malgré ma misanthropie caractérisée, je déteste la solitude. 

08/07/2011

Un pépé et un magot

Ca y est, c'est lancé ! Après le succès de la session de février dernier, nous réitérons l'exercice à la même date en 2012. Notre GN 1925, le Magot de Pépé, sera donc rejoué !

Nous n'avons même pas eu le temps de lancer une vraie promotion : il est déjà plein - ou presque. 

Pour ceux qui veulent avoir une idée de l'ambiance, l'album facebook est accessible en clair. Nous ferons une nouvelle session dans l'automne 2012, si tout va bien (juste au cas où certains seraient intéressés...)

29/06/2011

K comme...

Nous arrivons ici à une lettre fatidique : le nombre de mots commençant par K dans la langue française est si misérable qu'il est dur d'y trouver quoi que ce soit en rapport avec l'écriture. Au-delà bien sûr des expériences personnelles !

Pour moi, c'est peut-être "Kaléidoscope". Ce mot pourrait décrire la variété des images qui habitent les tréfonds de mon imagination - et même... leur confusion. Ou bien "K.O.", quand je suis trop fatiguée ou flemmerade pour écrire...

22/06/2011

Affres de p'tit nouveau et brin de philo communautaire

S'inscrire sur un nouveau forum, c'est un peu comme intégrer une classe en cours d'année, être le "nouveau" ou la "nouvelle" de l'école. Tout d'abord, tout le monde vous regarde curieusement, vous salue avec une certaine exubérance... Puis l'intérêt retombe, chacun reprend sa petite vie.

Ce qui est naturel : ce qui soude les gens, c'est leur histoire commune. Et quand ce bout de chemin n'existe pas, il est assez difficile de croiser les fils. Je ne sais pas, en tout cas, entremêler le mien à la tapisserie tissée par les autres. Quand je m'intéresse à eux, c'est de façon empruntée, comme quand on se force à venir parler aux gens dans une soirée. Et dans les sujets plus légers, les tentatives d'approche s'apparentent trop à cette expérience malheureuse que nous avons tous connu (enfin, si vous êtes comme moi...) : tenter de participer à une conversation pour réaliser que les interlocuteurs vous ignorent totalement ou bien se moquent de vous... En bref : les seules personnes qui échangent avec moi sont celles qui me connaissent déjà.

Je ne suis pas si nouvelle que cela sur le forum dont je parle (je me suis inscrite en février), mais je dois avouer que je reste encore au stade "cheveu sur la soupe". Je n'ai pas eu l'occasion de venir très souvent. Mais je ne sais pas vraiment si cela aurait changé grand-chose...

Ce n'est pas qu'il n'y a pas de désir d'intégration, juste que comme partout, c'est plus simple d'être apprécié quand on a déjà les mains pleines. Et qu'on ne porte pas trop d'attention aux timides qui ne parviennent pas à grimper dans le train et qu'on les laisse un peu courir à côté.

Ce style de choses à tendance à vous sensibiliser en tant qu'administrateur d'une communauté. Comment procéder pour que les nouveaux - même s'ils ont les deux pieds dans le même sabot - se sentent à l'aise ? Je suis consciente qu'on peut reprocher aux arrivants de ne pas entrer de plein pied dans les communautés, mais les anciens réalisent-ils combien il est compliqué de prendre les choses en route ?

Pourquoi gérons-nous des communautés ? Qu'attendons-nous des membres ? Pourquoi voulons-nous en accueillir de nouveaux, pour augmenter les statistiques, ou pour élargir/ouvrir le groupe ? Sommes-nous prêts à investir du temps et des efforts pour les intégrer comme il se doit, sans que ce soit lié à un degré de flagornerie ou d'excellence ?