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13/07/2011

L'Héritage de l'Exploreur : chapitre 2...

 Un dernier tremblement parcourut la carcasse du long-courrier.

Enfin arrimé à son quai, crachotant ses dernières bouffées de fumée et grinçant de toute sa carcasse composite, le skif évoquait un voyageur épuisé après une longue et pénible course. Les derniers filaments de Nebel qui s'accrochaient encore à ses gréements s'évanouirent, emportant avec eux les effluves stagnants et doucereux de la brume.

Les dockers traînèrent la passerelle coulissante fixée au rebord du quai vers la nacelle et l'arrimèrent solidement à son flanc. La porte du sas s'enfonça légèrement, avant de s'escamoter dans la paroi. Hautes silhouettes dignes dans leur long manteau noir, deux pilotiers surgirent des entrailles de l'engin et gagnèrent le quai où ils prirent position de part et d'autre de la passerelle.

Les premiers passagers firent leur apparition, si gauches et ensommeillés qu'il était difficile de croire qu'ils appartenaient aux guildes les plus puissantes des Trois Empires : messagiers et médicants en habits blancs, militaires et haut fonctionnaires arborant les couleurs de leur nation, tous clignaient des yeux encore gonflés de sommeil dans la lumière cotonneuse du port.

Eh oui, pour ceux qui suivent ma vie trépidante (ahem...), je poursuis la (future) saga des Trois Empires. Ce qui veut dire que  L'Héritage de l'Exploreur est enfin doté d'un chapitre 2. Je ne sais pas si cela en fait une histoire à part entière, mais c'est déjà un peu plus qu'une ébauche d'histoire. Le récit est plaisant à écrire, même si rien n'est vraiment fixé dans ma tête : ca ne le devient que lorsque (pour ainsi dire) l'encre touche le papier. Sauf que bien entendu, dans le cas des 3E, il n'y a ni encre, ni papier, juste un écran, des bits, des pixels... 
Le récit est plaisant à écrire : les personnages demeurent simples, même s'ils possèdent leur propres petites contradictions, l'univers a beau être sombre, il reste à la portée de tous les lecteurs (y compris les prépubères...) Les enjeux font sans doute devenir plus complexe, mais pour le moment, ils demeurent assez transparent - ou le seront quand je cesserai de livrer des informations bribes après bribes. 

Il faut juste que j'évite de me focaliser sur ce satané compteur de lecture (cruelle petite chose !) et que j'aille de l'avant : qui sait, une histoire avec deux chapitres - voire bientôt trois - sera peut-être plus attrayante qu'une histoire avec un seul chapitre ! 


12/07/2011

L comme Lecteur (ABC de l'écriture)

Mon meilleur ennemi. Mon pire ami. Celui dont je suis atrocement dépendant et qui peut, d'un seul mot, me détruire ou me sublimer. Il m'arrive d'infléchir mon récit pour lui plaire. 

Il brille souvent par sa rareté. Semble plus attiré par la prose des autres que par la mienne, et plus prolixe quand il s'agit de juger les oeuvres des tiers. 

Mais en fait, ce que je veux vraiment, c'est avoir des personnes avec qui partager les mondes qui encombrent ma tête. Le plus grand nombre possible...

09/07/2011

Double tranchant

Il se passe rarement une semaine sans que je me demande si, dans le fond, j'ai vraiment l'étoffe d'un écrivain. Pas au niveau de l'art, plutôt au niveau de la force requise. Je ne parle pas de la page blanche, ou du découragement chronique... mais de ma capacité à assumer l'exercice en solitaire.

Certes, il fut un temps où j'écrivais sans le moindre espoir d'être lue. Après avoir essuyé la semi-déception du web (se faire connaître est long, lent, et il ne faut pas compter sur les copains pour lire par pure bonté d'âme...), j'ai découvert que publier dans une communauté d'auteurs permettait d'avoir des retours à plus ou moins long terme. Ou, à défaut, des félicitations, des encouragements.

Néanmoins, cet exercice est à double tranchant. Car l'attention dont on fait l'objet devient une drogue. Aussi, si d'aventure on publie sur le web dans une démarche individuelle, ou dans un milieu moins attentif, on retombe dans les affres tragico-mélancoliques de l'auteur méconnu et ignoré. 

Suis-je à ce point dépendante du regard des autres ? L'idée est inquiétante. J'aimais à me voir comme quelqu'un d'indépendant. Il faut croire que mon besoin de reconnaissance, même s'il n'a guère atteint un niveau pathologique, demeure endémique... ou juste que malgré ma misanthropie caractérisée, je déteste la solitude. 

08/07/2011

Un pépé et un magot

Ca y est, c'est lancé ! Après le succès de la session de février dernier, nous réitérons l'exercice à la même date en 2012. Notre GN 1925, le Magot de Pépé, sera donc rejoué !

Nous n'avons même pas eu le temps de lancer une vraie promotion : il est déjà plein - ou presque. 

Pour ceux qui veulent avoir une idée de l'ambiance, l'album facebook est accessible en clair. Nous ferons une nouvelle session dans l'automne 2012, si tout va bien (juste au cas où certains seraient intéressés...)

29/06/2011

K comme...

Nous arrivons ici à une lettre fatidique : le nombre de mots commençant par K dans la langue française est si misérable qu'il est dur d'y trouver quoi que ce soit en rapport avec l'écriture. Au-delà bien sûr des expériences personnelles !

Pour moi, c'est peut-être "Kaléidoscope". Ce mot pourrait décrire la variété des images qui habitent les tréfonds de mon imagination - et même... leur confusion. Ou bien "K.O.", quand je suis trop fatiguée ou flemmerade pour écrire...