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27/03/2011

Irrécupérable (et) bêcheuse

Récemment, en tapant un commentaire sur un forum, je suis revenue sur mes pas pour effacer une portion de texte.

"Ma plus grosse frayeur de lectrice, c'était un Jules Verne, quand j'avais 6 ans : je lisais 20000 lieues sous les mers et..."

Non.

Décidément, non.

10 ans, ça passe. 8 ans, tout juste. 6 ans, ça fait définitivement : "Je me vante de ma précocité de lectrice".

D'un autre côté, ce n'est pas non plus exceptionnel. Certains enfants lisent dès l'âge de 3 ans. Certains monstres géniaux, dès l'âge de 2 ans. Je n'ai dans mon CV qu'un misérable 4 ans. Et mon cher et tendre, avec ses 5 ans, tombe dans la banalité la plus totale. Peu importe le fait que dès cet âge tendre, nous ayons été des lecteurs compulsifs, le nez contemment plongé dans un bouquin.

Parce qu'au final, cela ne change pas grand chose dans la "qualité" du lecteur. Vous ne me verrez pas souvent le nez dans la "grande" littérature, je n'éprouve aucun plaisir à nouer mon cerveau en petits scoubidous sur des oeuvres dont je respecte la qualité mais que je trouve profondément ennuyeuses.

Quand j'essaie de suivre les tags "littérature" ou "écriture" de Haut et Fort, je suis souvent effarée devant l'intellectualisme de ce que je découvre. Je me dis que si les auteurs de ces notes de haut vol font de même et tombent sur mon magma infantile et mâtiné de culture populaire, ils plisseront le nez en reniflant dédaigneusement.

Ils penseront sans doute que je suis une adolescente - ou une jeune adulte un peu atardée. Mais s'ils découvrent que je suis une femme mûre, mère de famille, dotée d'un haut niveau d'étude, ils vont passer du mépris à l'horreur... ou à la pitié.

:)

(Ce qui me plaît.)

Il y a un autre détail qui fait que je ne serai jamais une digne membre de ce cénacle : je n'ai jamais éprouvé le besoin de remplir mon blog de citations (du moins, si ce n'est pas pour disserter ou appuyer une affirmation, ou fournir les paroles d'une chanson, ou expliquer d'où me vient une inspiration précise). Remplir mes pages avec la prose d'autrui, sous prétexte qu'il/elle écrit bien mieux que moi, sans façon. Je préfère assumer mon propre verbe, même s'il est médiocre.

Je n'ai jamais vécu par procuration, ce n'est pas aujourd'jui que je vais commencer !

Question 11

11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?

(Si j'écris, c'est que je suis auteur, non ? Pour le coup, la précision me semble superflue, mais ne boudons pas notre plaisir !)

* Je préviens mes gentils lecteurs qu'ils devraient éteindre sous la casserole et remplir un mug de thé (ou de café vert, comme moi à cet instant) car ça va être... long. *

D'accord, je triche un peu... je me suis déjà exprimée sur ce thème et les copier-coller aident. Aussi.

J’aime écrire les deux. Cependant, je trouve que l’écriture de la nouvelle est un style extrêmement périlleux qui demande une très grande maîtrise. J'ai commencé l'écriture par le roman - ou plutôt, par des tentatives de roman. Cette forme littéraire est tout de même celle que nous fréquentons le plus dès notre enfance, mais elle paraît faussement facile à maîtriser. Il faut beaucoup de constance, de travail et d'assurance pour la mener à bien. C'est pourquoi à moment donné, on peut être tenté de croire (comme ce fut mon cas) qu'il est plus simple de rédiger une nouvelle. Et c'est là qu'on se trompe.

Je me suis dès l'enfance lancée dans la rédaction de textes longs, que je ne nie pas avoir lâchés en route, par manque de confiance et perte de motivation plus que toute autre chose. Mais tandis que les récits longs foisonnaient dans mon esprit, quasiment aucune idée de nouvelles ne venait. Durant toutes mes années de "tentative d'écriture", j'ai dû en achever deux... voire trois. J'ai dans mon cimetière quelques projets jamais complétés parce que "boucler la boucle" me semblait insurmontable et que je ne parvenais pas à m'empêcher de m'étaler.

Car une nouvelle n'est pas  un roman en plus court et en plus facile : c'est un genre en soi qui demande une maîtrise très particulière liée au format réduit et aux conséquence qu'il cela entraîne. Dans une nouvelle, chaque élément compte : la maîtrise du vocabulaire, l'emploi du mot juste, le travail du rythme, l'expérimentation stylistique, que l'on est davantage porté à faire dans un format court que dans un format long, prennent une place capitale.

Un format court demande l'emploi d'artifices différents pour capter l'attention, que ce soit la mise en place du contexte ou le sentiment qui doit être suscité chez le lecteur pour ne pas qu'il termine sa lecture avec désintérêt. Afin que l'émotion demeure présente, il faut éviter de la diluer - ce qui demande un travail de cohésion sur l'ensemble du texte. Souvent, les techniques employées dans la nouvelle pour susciter cette émotion comportent des stratégies (effet de surprise, sentiment de malaise, d'achèvement, d'amusement...) qui dans le roman, seraient accessoires ou complémentaires d'autres stratégies, ainsi que des choix stylistiques (point de vue particulier, temps employé, choix narratifs, etc.) qui rendraient la lecture difficile sur la longue durée.

(Cela dit, je ferai la différence entre la nouvelle courte et la nouvelle, du moins en ce qui me concerne : la nouvelle longue est souvent plus un "roman court" qu'une "nouvelle longue", j'y raconte une histoire dans le format "approprié" à cette histoire, qui se trouve être plus ou moins long selon ce qu'il a à dire.)

Ce n'est que depuis un an et demi environ que je suis plus à l'aise avec les nouvelles, grâce à ma lecture intensive de fanfiction qui m'a beaucoup appris sur l'art d'agencer un texte court et sur les différentes formes qu'il pouvait prendre. J'ai enfin compris (je peux être très lente parfois...) que la nouvelle n'était pas un "petit roman" mais un genre qui obéissait à ses propres règles, ce qui m'a aidé à enfin débloquer la machine (et même - les deux machines puisque mon écriture "romanesque" a aussi pris son essor). Ce qui m'a permis d'en finaliser plus que dans toute ma vie précédemment. 

 Donc, au final : j'aime écrire les deux, car ce sont des expériences extrêmemnt différentes à travers lesquelles je continue d'apprendre beaucoup...

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26/03/2011

Question 10

Rien, en fait. Je suis en phase d'écriture pure. Cela dit, il m'arrive de faire des corrections quand je relis le texte laissé en pause avant de le reprendre. 

Ce qui me fait penser que je dois poursuivre ma correction globale des chapitres de Paradis XXIV. C'est en théorie un travail de fond mais je l'ai laissé de côté "temporairement". 

Allez, au boulot ! :)

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Mensiversaire

Eh oui, mon blog a un mois !

Et une moyenne de plus d'un article par jour.  Je ne sais pas si je tiendrai la route dans la durée !

* Pensées positives... *

Question 9

09. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?

C’est une question difficile. Mes univers sont assez variés pour que les fils rouges soient ténus. Du moins pour moi : je suis persuadée qu’il doit bien avoir des gens qui, dès qu’ils tombent sur mes textes, se disent : « Voilà bien du Beatrix » !!!

Ne serait-ce qu’à cause des Gary Stu…

Euh, restons sérieux ! Je dirais en vrac :

  • la difficulté qu’il peut y avoir à conquérir une certaine estime de soi… et l’estime des autres.

  • La découverte de ses talents cachés - ou leur admission.

  • Les secrets de famille, les filiations cachées.

  • La nécessité de triompher d’épreuves multiples pour en ressortir plus fort…

  • La nécessité d’assumer ses différences - mais des différences liées à sa façon de pensée et ses talents…

 Après, il y a aussi souvent aussi des univers guerriers ou militaires, des contextes politiques tordus, et peut-être encore d'autres choses... mais là je ne vois pas.

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