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28/03/2011

Question 12

12. Avez-vous des épiphanies créatives ?

J’ai eu peine à comprendre cette question… Par tradition comme par religion, pour moi, l’Épiphanie, c’est avant tout la fête des Rois mages. En décembre dernier, j’ai même récemment chanté l’Oratorio pour la fête de l’Epiphanie, de Marc Antoine Charpentier. Mais cessons les digressions..

Après avoir creusé un peu la culture littéraire qui me fait défaut, j’en ai déduit que cette question faisait référence à une expérience de création littéraire particulièrement intense. Quand le verbe se fait mot, coulant son sang d’encre sur le papier, ou son sang de pixels sur l’écran - plutôt... (bla bla bla).

 Je suis d'humeur taquine ce soir.

J’ai tendance à me méfier du vocabulaire hyperbolique quand il s’agit de création. Je pense qu’on peut être à la fois passionné et garder la tête froide : l’écriture, pour moi, n’a rien de mystique (je vais chercher ce type d’expérience ailleurs). Il m’est arrivé d’être emportée par des vagues d’inspiration qui me forçaient à griffonner furieusement ou taper jusqu’à ce qu'elles s'effondrent. Mais de là à parler d’Epiphanie, il ne faut pas exagérer.

Peut-être parce que je suis, envers et contre tout, une conteuse.  Les conteurs peuvent passer à loisir les portes de leur imaginaire sans passer par un quelconque trip mystique !

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27/03/2011

Question 11

11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?

(Si j'écris, c'est que je suis auteur, non ? Pour le coup, la précision me semble superflue, mais ne boudons pas notre plaisir !)

* Je préviens mes gentils lecteurs qu'ils devraient éteindre sous la casserole et remplir un mug de thé (ou de café vert, comme moi à cet instant) car ça va être... long. *

D'accord, je triche un peu... je me suis déjà exprimée sur ce thème et les copier-coller aident. Aussi.

J’aime écrire les deux. Cependant, je trouve que l’écriture de la nouvelle est un style extrêmement périlleux qui demande une très grande maîtrise. J'ai commencé l'écriture par le roman - ou plutôt, par des tentatives de roman. Cette forme littéraire est tout de même celle que nous fréquentons le plus dès notre enfance, mais elle paraît faussement facile à maîtriser. Il faut beaucoup de constance, de travail et d'assurance pour la mener à bien. C'est pourquoi à moment donné, on peut être tenté de croire (comme ce fut mon cas) qu'il est plus simple de rédiger une nouvelle. Et c'est là qu'on se trompe.

Je me suis dès l'enfance lancée dans la rédaction de textes longs, que je ne nie pas avoir lâchés en route, par manque de confiance et perte de motivation plus que toute autre chose. Mais tandis que les récits longs foisonnaient dans mon esprit, quasiment aucune idée de nouvelles ne venait. Durant toutes mes années de "tentative d'écriture", j'ai dû en achever deux... voire trois. J'ai dans mon cimetière quelques projets jamais complétés parce que "boucler la boucle" me semblait insurmontable et que je ne parvenais pas à m'empêcher de m'étaler.

Car une nouvelle n'est pas  un roman en plus court et en plus facile : c'est un genre en soi qui demande une maîtrise très particulière liée au format réduit et aux conséquence qu'il cela entraîne. Dans une nouvelle, chaque élément compte : la maîtrise du vocabulaire, l'emploi du mot juste, le travail du rythme, l'expérimentation stylistique, que l'on est davantage porté à faire dans un format court que dans un format long, prennent une place capitale.

Un format court demande l'emploi d'artifices différents pour capter l'attention, que ce soit la mise en place du contexte ou le sentiment qui doit être suscité chez le lecteur pour ne pas qu'il termine sa lecture avec désintérêt. Afin que l'émotion demeure présente, il faut éviter de la diluer - ce qui demande un travail de cohésion sur l'ensemble du texte. Souvent, les techniques employées dans la nouvelle pour susciter cette émotion comportent des stratégies (effet de surprise, sentiment de malaise, d'achèvement, d'amusement...) qui dans le roman, seraient accessoires ou complémentaires d'autres stratégies, ainsi que des choix stylistiques (point de vue particulier, temps employé, choix narratifs, etc.) qui rendraient la lecture difficile sur la longue durée.

(Cela dit, je ferai la différence entre la nouvelle courte et la nouvelle, du moins en ce qui me concerne : la nouvelle longue est souvent plus un "roman court" qu'une "nouvelle longue", j'y raconte une histoire dans le format "approprié" à cette histoire, qui se trouve être plus ou moins long selon ce qu'il a à dire.)

Ce n'est que depuis un an et demi environ que je suis plus à l'aise avec les nouvelles, grâce à ma lecture intensive de fanfiction qui m'a beaucoup appris sur l'art d'agencer un texte court et sur les différentes formes qu'il pouvait prendre. J'ai enfin compris (je peux être très lente parfois...) que la nouvelle n'était pas un "petit roman" mais un genre qui obéissait à ses propres règles, ce qui m'a aidé à enfin débloquer la machine (et même - les deux machines puisque mon écriture "romanesque" a aussi pris son essor). Ce qui m'a permis d'en finaliser plus que dans toute ma vie précédemment. 

 Donc, au final : j'aime écrire les deux, car ce sont des expériences extrêmemnt différentes à travers lesquelles je continue d'apprendre beaucoup...

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26/03/2011

Question 10

Rien, en fait. Je suis en phase d'écriture pure. Cela dit, il m'arrive de faire des corrections quand je relis le texte laissé en pause avant de le reprendre. 

Ce qui me fait penser que je dois poursuivre ma correction globale des chapitres de Paradis XXIV. C'est en théorie un travail de fond mais je l'ai laissé de côté "temporairement". 

Allez, au boulot ! :)

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Question 9

09. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?

C’est une question difficile. Mes univers sont assez variés pour que les fils rouges soient ténus. Du moins pour moi : je suis persuadée qu’il doit bien avoir des gens qui, dès qu’ils tombent sur mes textes, se disent : « Voilà bien du Beatrix » !!!

Ne serait-ce qu’à cause des Gary Stu…

Euh, restons sérieux ! Je dirais en vrac :

  • la difficulté qu’il peut y avoir à conquérir une certaine estime de soi… et l’estime des autres.

  • La découverte de ses talents cachés - ou leur admission.

  • Les secrets de famille, les filiations cachées.

  • La nécessité de triompher d’épreuves multiples pour en ressortir plus fort…

  • La nécessité d’assumer ses différences - mais des différences liées à sa façon de pensée et ses talents…

 Après, il y a aussi souvent aussi des univers guerriers ou militaires, des contextes politiques tordus, et peut-être encore d'autres choses... mais là je ne vois pas.

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24/03/2011

Question 8

08. Papier-stylo ou Word-clavier ?

J’avais déjà abordé cette question sur le forum des Werewolf Studios ainsi que sur la Cantilène de Milathéa, mais je vais tenter d’adapter ma réponse sans trop copier-coller.

Ecrire à la main a toujours pour moi présenté une grande pesanteur : non seulement, parce que ce n’était pas assez rapide (mon cerveau a toujours eu tendance à aller plus vite que ma main), mais aussi parce que le texte se trouvait truffé de ratures et de corrections qui au bout d’un moment noyaient le fil de mon récit. J’ai pourtant tout essayé : des crayons, des stylos plumes (avec effaceurs), des stylos feutres, une vieille Underwood puis une machine électrique…

Au début des années 90, le traitement de texte m’a libérée de tout cela ! Depuis, je reste une fidèle du Word-clavier – ou plutôt, du Open Office-clavier. Ca n’a pas été miraculeux (je ne suis pas devenue en l’espace de quelques mois la romancière féconde que je fantasmais d’être), mais il y a eu un progrès évident !

Cela dit, depuis quelques temps, je reviens parfois aux fondamentaux : le bloc à petits carreaux et le stylo-mine, crayons à papier, voire stylos de couleurs acidulées et à encre pailletée… Ce qui le permet d’avancer dans les grandes surfaces, les salles d’attentes, les rangs des chorales, sur les quais de RER, les sièges de voiture... Même quand mon inspiration est en berne, ma page semble moins blanche que si j'attaquais directement celle de mon traitement de texte. Ce n'est qu'un premier jet, que je retape dès que j'en ai l'occasion, parfois même sans vraiment regarder le texte d'origine.

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