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29/06/2011

K comme...

Nous arrivons ici à une lettre fatidique : le nombre de mots commençant par K dans la langue française est si misérable qu'il est dur d'y trouver quoi que ce soit en rapport avec l'écriture. Au-delà bien sûr des expériences personnelles !

Pour moi, c'est peut-être "Kaléidoscope". Ce mot pourrait décrire la variété des images qui habitent les tréfonds de mon imagination - et même... leur confusion. Ou bien "K.O.", quand je suis trop fatiguée ou flemmerade pour écrire...

22/06/2011

Affres de p'tit nouveau et brin de philo communautaire

S'inscrire sur un nouveau forum, c'est un peu comme intégrer une classe en cours d'année, être le "nouveau" ou la "nouvelle" de l'école. Tout d'abord, tout le monde vous regarde curieusement, vous salue avec une certaine exubérance... Puis l'intérêt retombe, chacun reprend sa petite vie.

Ce qui est naturel : ce qui soude les gens, c'est leur histoire commune. Et quand ce bout de chemin n'existe pas, il est assez difficile de croiser les fils. Je ne sais pas, en tout cas, entremêler le mien à la tapisserie tissée par les autres. Quand je m'intéresse à eux, c'est de façon empruntée, comme quand on se force à venir parler aux gens dans une soirée. Et dans les sujets plus légers, les tentatives d'approche s'apparentent trop à cette expérience malheureuse que nous avons tous connu (enfin, si vous êtes comme moi...) : tenter de participer à une conversation pour réaliser que les interlocuteurs vous ignorent totalement ou bien se moquent de vous... En bref : les seules personnes qui échangent avec moi sont celles qui me connaissent déjà.

Je ne suis pas si nouvelle que cela sur le forum dont je parle (je me suis inscrite en février), mais je dois avouer que je reste encore au stade "cheveu sur la soupe". Je n'ai pas eu l'occasion de venir très souvent. Mais je ne sais pas vraiment si cela aurait changé grand-chose...

Ce n'est pas qu'il n'y a pas de désir d'intégration, juste que comme partout, c'est plus simple d'être apprécié quand on a déjà les mains pleines. Et qu'on ne porte pas trop d'attention aux timides qui ne parviennent pas à grimper dans le train et qu'on les laisse un peu courir à côté.

Ce style de choses à tendance à vous sensibiliser en tant qu'administrateur d'une communauté. Comment procéder pour que les nouveaux - même s'ils ont les deux pieds dans le même sabot - se sentent à l'aise ? Je suis consciente qu'on peut reprocher aux arrivants de ne pas entrer de plein pied dans les communautés, mais les anciens réalisent-ils combien il est compliqué de prendre les choses en route ?

Pourquoi gérons-nous des communautés ? Qu'attendons-nous des membres ? Pourquoi voulons-nous en accueillir de nouveaux, pour augmenter les statistiques, ou pour élargir/ouvrir le groupe ? Sommes-nous prêts à investir du temps et des efforts pour les intégrer comme il se doit, sans que ce soit lié à un degré de flagornerie ou d'excellence ? 

13/06/2011

J comme Jargon (ABC de l'écriture)

Après un petit passage à vide, je reprends mon petit abécédaire de l'écriture, avec un mot amusant : "jargon". 

Par le mot jargon, je ne désigne pas un hypotétique patois - je suis assez mauvaise dans l'art de créer des dialectes - mais plutôt le vocabulaire propre à une passion, un métier. 

Dans la vie, j'en connais peu : celui des archivistes, vaguement... par contre, quand je me promène dans mes univers, je ne peux m'empêcher de créer toute une foule d'expressions spécifiques... Dans Paradis XXIV, les runners (ou trafiquants), les comptechs (techniciens informatiques cybernétisés), le travlers (ou voyageurs de l'espace) possèdent le leur. Pour le plus grand malheur du lecteur.

Sans oublier toutes ces réalités futures qu'il faut désigner. 

Bref... au final, des index, des notes de bas de pages, des index - ou la technique dite du "bébé nageur" : le lecteur se débrouille tout seul, comme un grand !

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09/06/2011

Mode "Poète maudit" on !

Ca y est, c'est officiel, je suis en train de passer en mode "poète maudit". Rejetée, oubliée, méprisée. 

L'inspiration va plutôt bien, les projets avancent, pas forcément très vite... mais je ne suis pas échouée dans un coin en manque total d'inspiration. Simplement, je retombe dans mes vieux travers de victimisation aiguë : je pense qu'on ne me lit pas. Du moins pas assez. 

Il y a un peu de défaitisme et de dramatisation dans ce sentiment : j'ai des lecteurs, plutôt fidèles d'ailleurs, et le plus souvent très positifs dans leurs retours. Mais j'ai souvent le sentiment d'effayer le chalant avec mes univers mégalomanes et inclassables et mes chapitres de vingts pages.

Pas le genre de choses sur lesquelles les gens vont se jeter pour un marathon de lecture. Et je les comprends. Je tends la perche pour me faire battre, avec mes idées baroques... Je creuse ma propre tombe. Bref, les métaphores ne manquent pas pour définir ma propre responsabilité dans le Schmilblick.

Peut-être est-il naturel pour un auteur de ressentir de temps à autre cette solitude essentielle pour, une fois dans sa vie, se prendre pour un artiste. Surtout incompris...

08/06/2011

I comme Imagination (ABC de l'écriture)

On a longtemps considéré que j'en avais un peu trop. Sauf quand on me demandait d'en avoir... Je n'ai jamais été très douée pour les exercices imposés. Il faut dire que l'imaginaire vu par le monde scolaire... je préfère ne pas m'étendre sur la question.

La vérité, c'est que j'ai toujours pensé que je n'avais pas tant d'imagination : mais une bonne mémoire et une capacité de synthèse, qui me permet - parfois - de mêler des idées préexistantes et d'en sortir quelque chose de vaguement nouveau. Vaguement. Un peu comme les gens qui sont réputés avoir de l'esprit !

L'autre volet de l'imagination, c'est la faculté d'adaptation, qui permet de changer tous ses référentiels et d'évoluer dans des univers qui n'ont pas pas besoin de coller en tout point au nôtre. C'est cette faculté qui permet de s'aventurer dans la littérature de l'imaginaire, que ce soit comme lecteur ou comme auteur. Ni plus ni moins. 

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