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16/04/2011

Brainstorming sensoriel

Par l'intermédiaire de son fil Twitter, le forum Steampuk-fr a fait passer la remarque suivante :

Imaginons un monde steampunk à travers nos sens : quels sons, quelles effluves?... Tout un univers sensoriel à réinventer !

Ce qui m'a conduite à réfléchir. Plus je m'investis dans le visuel d'un univers, plus je tends à oublier qu'il n'est pas le seul élément qui puisse le définir ! Je pense être assez attentive à ces aspects dans Paradis XXIV et le Premier Cercle, mais pour Les Trois Empires, j'ai tant travaillé l'image que le reste est passé au second plan.

Un Skif doit forcément dégager des odeurs : celle de la fumée de charbon (que nous avons presque oubliée !), du métal et peut-être celle qu'il ramène du Nebel ? Le Nebel a-t-il une odeur, d'ailleurs ? J'imagine que ce doit être le cas !

Et puis, aux pieds d'une Ilande, il doit y avoir le parfum de la mer. Plutôt une mer polluée, souillée, comme dans un port industriel. La puanteur des usines, bien sûr. Et celle d'une ville en déclin : rouille et bois décomposé... Non, Silberleut ne doit pas sentir comme un bouquet de fleurs !

Quant aux sons, il y a la cloche de l'arrivée, certes, mais aussi les rumeurs industrielles, le ressac permanent, les hélices des Skifs... Il va falloir que je tisse toutes ces sensations dans la suite de l'Héritage

Et tant pis pour les "anti-descriptions" : qu'ils passent leur route et laissent les mots tisser un canevas de toutes les teintes, aux fils entremêlés de bruits et d'odeurs... 

Commentaires

Je n'ai rien contre les descriptions quand elles servent à poser un univers et qu'elles ne ralentissent pas l'histoire, bien au contraire, je pense qu'elles sont très importantes dans un univers imaginaire ! Je pense que les "anti-descriptions" ont été traumatisé par Balzac (d'après ma soeur qui l'a étudié, 50 sur un banc dans une fête dans "Une peau de chagrin" !) ou même Tolkien qui a un début trèèèèès lent et laborieux en décrivant la Comté pendant très longtemps !
J'aime les descriptions quand elles complètent l'histoire, elles aident au voyage du lecteur !

Écrit par : jainaxf | 17/04/2011

Et encore, pour ma part, je dois avouer que je finis par apprécier les descriptions sur-développées de nos anciens ! Pour diverses raisons : les connaissances que j'en retire, la richesse de vocabulaire des auteurs... Il ne faut pas oublier que nous vivons dans un monde l'image et de l'information : nos antécédents n'avaient que le livre pour apprendre et voyager. Je pense qu'il faut nous essayer à percevoir ces oeuvres telles qu'ils le faisaient, avec un rythme et des perceptions différentes ! :)

Écrit par : LaFeuilletoniste | 25/04/2011

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