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03/04/2011

La lente exaltation de l'impromptu

Empêtré dans mon insuccès, je veux, dans mon désespoir, de la cité du savoir absolu, où les pieds enfonçaient. Évidemment le conseil était plein de fusées et de pétards, de serpenteaux, de soleils, à mi-chemin de la victoire. Fait de pièces et de morceaux d'un faon. Auraient-ils jamais de quoi l'acculer au suicide ? Drôle de camp, et retraita avec quatre-vingts braves vers la rivière et l'aigrette que ton père était un excellent homme ; emporté parfois, mais toujours aussi silencieux et aussi muet. Ceci dépassait la cervelle de cette fillette y était bien seule. Doit-il marronner dans ce caveau hanté, ses cheveux se sont hérissés de colère : quoi donc ! Quittons cette femme, allons-y quatre, et que, si le dénonciateur tirait à lui un chevalier également armé de pied en cap, il enjambait les corps étendus de tous côtés affluaient les remèdes de la chimie. 
Vengeurs de leur patrie : mais il faut signaler, entre tous les éléments qui composent ma vie. Bu et mangé quelque chose de ses projets et de l'iniquité, et purifie-moi de mon péché.

Comment ? Beatrix serait-elle devenue soudain un auteur, un vrai, qui pond des phrases nébuleuses à souhait, avec un soupçon de poésie laborieuse, et une vague excuse surréaliste pour ne pas se préoccuper du sens ? Beatrix devient-elle vaguement éligible pour la communauté des "blogueurs littéraires" et leur envolées post-lyriques ?

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Ne vos réjouissez pas trop vite. Je ne suis pas l'auteur de cette longue citation : je la dois au "singe". Autrement dit, le générateur de texte en ligne. Ce site peu ordinaire vous propose des textes plus ou moins longs (vous pouvez choisir le nombre de phrases) dont les éléments sont aléatoirement sélectionnés dans une base de référence composée de textes classiques, dont une majorité de romans du XIXe siècle.

Il m'arrive, quand je manque d'inspiration, de générer quelques passages et de voir ce que ce texte sans queue ni corps ni pieds ni tête peut bien m'évoquer... C'est ainsi que j'ai trouvé le fil principal d'une nouvelle que j'écris à mes heures perdues (qui sont rares, il faut le reconnaître), qui reprend, de façon disséminée, les fragments du texte généré.

Pour ceux qui apprécient l'humour absurde, il est également possible de s'abonner à l'adresse Twitter de @singe9, qui  twitte tous les jours à 9h et à 21h des phrases littéraires aléatoires surréalistes (Continuant son ascension, le disque cuivré du soleil descendait dans la cour), étrangement logiques (Restent deux requins qui suivaient la course en une journée ; mais ils répétèrent l'ordre, avec un soin minutieux), ou charabiesques (Notons en passant que, par ailleurs, d'après ses ordonnances, afin que jamais plus il ne me déplaisait pas).

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